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	<title>Au bout du p&#233;trole</title>
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	<description>Tout ce que vous voulez savoir sur l'&#233;nergie, le p&#233;trole, les &#233;nergies vertes, le gaz naturel, le charbon. Analyses des politiques &#233;nerg&#233;tiques et promotion de l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique.</description>
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		<title>Au bout du p&#233;trole</title>
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		<title>La voie vers l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique</title>
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		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique</dc:subject>
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		<description>Ceci est le deuxi&#232;me billet d'une s&#233;rie de deux &#233;crits par Hugo S&#233;guin, conseiller principal d'&#201;quiterre sur les changements climatiques et l'&#233;nergie, et moi-m&#234;me. Le 15 juin dernier, dans une rare allocution &#224; sa nation, le pr&#233;sident am&#233;ricain Barack Obama ramenait dans l'actualit&#233; la question de l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique. Soulignant les efforts n&#233;cessaires et toujours croissants pour trouver et exploiter les nouveaux gisements de p&#233;trole, il annonce que les &#201;tats-Unis redoubleront d'efforts pour diminuer (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L101xH150/arton90-b23db.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='101' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:101px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ceci est le deuxi&#232;me billet d'une s&#233;rie de deux &#233;crits par &lt;a href='http://www.equiterre.org/choix-de-societe/blog/la-voie-de-l'independance-energetique' class='spip_out'&gt;Hugo S&#233;guin&lt;/a&gt;, conseiller principal d'&#201;quiterre sur les changements climatiques et l'&#233;nergie, et moi-m&#234;me.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 15 juin dernier, dans une rare allocution &#224; sa nation, le pr&#233;sident am&#233;ricain Barack Obama ramenait dans l'actualit&#233; la question de l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique. Soulignant les efforts n&#233;cessaires et toujours croissants pour trouver et exploiter les nouveaux gisements de p&#233;trole, il annonce que les &#201;tats-Unis redoubleront d'efforts pour diminuer leur consommation d'or noir. Notre voisin du Sud n'est pas le seul &#224; r&#233;aliser l'importance de prendre ce virage. De nombreux pays europ&#233;ens ainsi que la Cor&#233;e du Sud, le Japon et la Chine investissent massivement dans les &#233;nergies nouvelles, augmentant leur autonomie &#233;nerg&#233;tique tout en s'assurant la propri&#233;t&#233; intellectuelle sur les technologies qui seront bient&#244;t critiques pour l'&#233;tat de la plan&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Qu&#233;bec, un leader ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Qu&#233;bec ne peut se permettre d'assister en spectateur &#224; cette r&#233;volution. Il doit rapidement prendre sa place parmi les cr&#233;ateurs de cette &#233;conomie verte, &#224; la fois pour diminuer sa d&#233;pendance au p&#233;trole et autres combustibles fossiles import&#233;s, mais aussi pour s'assurer qu'il b&#233;n&#233;ficiera du virage technologique qui s'annonce et s'inscrira comme un joueur qui compte sur l'&#233;chiquier mondial de l'&#233;nergie propre. D&#233;j&#224;, notre province dispose d'avantages presque uniques au monde : pr&#232;s de 50 % de l'&#233;nergie qu'elle utilise est d'origine renouvelable ; de plus, nous sommes l'un des rares territoires &#224; disposer de surplus consid&#233;rables d'&#233;nergie renouvelable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que le reste de la plan&#232;te cherche avant tout &#224; remplacer les centrales au charbon et au mazout par des alternatives renouvelables, comme l'&#233;olien et le solaire photovolta&#239;que, tout en favorisant l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, le Qu&#233;bec peut d&#233;j&#224; planifier l'&#233;tape suivante : la transition vers l'&#233;lectricit&#233; &#224; travers tous les secteurs de l'&#233;conomie, du transport &#224; l'industrie lourde. Mais ce n'est pas tout de se f&#233;liciter de notre chance &#224; disposer d'immenses ressources hydro&#233;lectriques. Il faut encore utiliser ce levier et le mettre au profit de l'environnement et de l'&#233;conomie, en plus de mettre en place des mesures visant la diminution absolue de la consommation de p&#233;trole, notamment par un meilleur am&#233;nagement urbain ainsi que le d&#233;veloppement massif du transport collectif et actif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreux analystes et &#233;conomistes proposent que le Qu&#233;bec se d&#233;barrasse le plus rapidement possible de ses surplus d'&#233;lectricit&#233; gr&#226;ce &#224; des ententes d'exportation &#224; long terme vers les territoires connexes. Cette affirmation est loin d'&#234;tre prouv&#233;e et il serait probablement plus profitable pour nous d'utiliser localement une bonne partie de cette &#233;nergie. Tout d'abord, les prix &#224; l'exportation que le Qu&#233;bec peut obtenir pour son hydro&#233;lectricit&#233; sont beaucoup plus faibles que le prix du p&#233;trole que l'on doit importer pour compenser. De plus, une utilisation intelligente de nos ressources hydro&#233;lectriques pourrait avoir un effet de levier &#233;cologique et &#233;conomique important.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des solutions &#224; port&#233;e de main&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans plus tarder, le gouvernement qu&#233;b&#233;cois doit lancer une r&#233;flexion s&#233;rieuse sur l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique qui doit mener rapidement &#224; des objectifs clairs accompagn&#233;s d'une panoplie de mesures ad&#233;quates. D&#233;j&#224;, toutefois, trois pistes d'actions nous apparaissent essentielles :&lt;/p&gt; &lt;ol class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Stopper d&#233;finitivement l'&#233;talement urbain - qui fige pour les d&#233;cennies &#224; venir le tout-&#224;-l'auto - et investir dans l'&#233;lectrification des transports en favorisant avant tout le transport en commun local, r&#233;gional et national. Depuis un peu plus d'un an, le gouvernement multiplie les annonces concernant les automobiles &#233;lectriques. Or, le Qu&#233;bec ne construira aucune de ces voitures. L'int&#233;r&#234;t &#233;conomique de cette politique est donc limit&#233;. Par contre, une politique agressive de d&#233;veloppement de transport en commun &#233;lectrifi&#233; servirait directement &#224; nos industries comme Novabus et Bombardier qui sont des leaders du secteur, en permettant &#224; celles-ci de d&#233;velopper de nouveaux produits exportables.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;ol class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Cr&#233;er un label vert destin&#233; &#224; l'industrie manufacturi&#232;re. Disposant de surplus d'hydro&#233;lectricit&#233;, le Qu&#233;bec devrait chercher &#224; attirer des industries manufacturi&#232;res int&#233;ress&#233;es par notre &#233;nergie peu &#233;mettrice de gaz &#224; effet de serre - un lingot d'aluminium produit au Qu&#233;bec &#171; contient &#187; nettement moins de CO2 qu'un lingot fabriqu&#233; en Chine. En cr&#233;ant un label vert, le gouvernement du Qu&#233;bec offrirait un avantage comp&#233;titif &#224; ces industries en leur permettant d'offrir des produits &#224; faible teneur en carbone. Ainsi, un fabricant de v&#233;los destin&#233;s au march&#233; europ&#233;en pourrait certainement b&#233;n&#233;ficier d'un label annon&#231;ant que ceux-ci sont fabriqu&#233;s avec un minimum d'&#233;mission de CO2.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;ol class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Offrir &#224; nos partenaires de g&#233;rer leurs r&#233;seaux d'&#233;nergie renouvelable. Hydro-Qu&#233;bec pourrait proposer &#224; nos voisins de les aider &#224; d&#233;velopper chez eux une industrie d'&#233;nergie renouvelable en mettant sur pied un programme de gestion et de compensation des fluctuations de production inh&#233;rentes &#224; l'&#233;olien et au photovolta&#239;que gr&#226;ce &#224; ses grands barrages. L'avantage d'une telle offre est double : gr&#226;ce &#224; ce service, l'&#233;lectricit&#233; pourrait &#234;tre vendue &#224; un prix major&#233;, et de plus, l'hydro&#233;lectricit&#233; servirait de levier pour augmenter la production d'&#233;nergie propre &#224; travers le nord-est de l'Am&#233;rique du Nord. Que demander de mieux ?&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agir maintenant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On le voit, l'ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique n'est pas un repli sur soi pour le Qu&#233;bec, mais plut&#244;t une ouverture sur l'Am&#233;rique du Nord et le monde entier. Gr&#226;ce &#224; nos ressources presque uniques au monde, nous pourrions nous positionner rapidement parmi les &#233;conomies propres les plus dynamiques de la plan&#232;te, tout en ouvrant la voie aux autres pays moins bien dot&#233;s. Rien n'est jou&#233;, pourtant. Il faut agir et vite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quand d&#233;pendance au p&#233;trole rime avec ins&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article89</link>
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		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Pic p&#233;trolier</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique</dc:subject>
		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>

		<description>Ce premier billet d'une s&#233;rie de deux est &#233;crit par Hugo S&#233;guin, conseiller principal d'&#201;quiterre sur les changements climatiques et l'&#233;nergie, et moi-m&#234;me. Dans son discours au peuple am&#233;ricain la semaine derni&#232;re au sujet de la mar&#233;e noire du Golfe du Mexique, Barack Obama rappelait une r&#233;alit&#233; toute simple : les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique consomment plus de 20% du p&#233;trole mondial alors que son territoire ne renferme que 2% des r&#233;serves mondiales. Il aurait pu ajouter qu'une bonne partie du p&#233;trole qui fait (...)

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH73/arton89-37fb0.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='73' class='spip_logos' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce premier billet d'une s&#233;rie de deux est &#233;crit par &lt;a href='http://www.equiterre.org/choix-de-societe/blog/quand-dependance-au-petrole-rime-avec-insecurite-energetique' class='spip_out'&gt;Hugo S&#233;guin&lt;/a&gt;, conseiller principal d'&#201;quiterre sur les changements climatiques et l'&#233;nergie, et moi-m&#234;me.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son discours au peuple am&#233;ricain la semaine derni&#232;re au sujet de la mar&#233;e noire du Golfe du Mexique, Barack Obama rappelait une r&#233;alit&#233; toute simple : les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique consomment plus de 20% du p&#233;trole mondial alors que son territoire ne renferme que 2% des r&#233;serves mondiales. Il aurait pu ajouter qu'une bonne partie du p&#233;trole qui fait rouler l'&#233;conomie am&#233;ricaine est import&#233;e, trop souvent de r&#233;gions ou de pays &#224; la stabilit&#233; g&#233;opolitique plut&#244;t probl&#233;matique (Golfe persique), ou de r&#233;gimes carr&#233;ment hostiles ou impr&#233;visibles (Venezuela). Pour Obama, la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique des &#201;tats-Unis passe aujourd'hui par une transition vers des formes alternatives aux carburants fossiles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a raison. Et ces raisons valent aussi pour le Qu&#233;bec, d'autant plus que le contexte mondial a chang&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde ne flotte plus sur d'immenses stocks de p&#233;trole &#224; bon march&#233;, capables de rassasier les app&#233;tits de croissance les plus voraces. Alors que la production des champs p&#233;troliers conventionnels &#224; travers le monde d&#233;cline rapidement, les nouveaux gisements offrent un p&#233;trole toujours plus co&#251;teux &#224; extraire, plus polluant et beaucoup plus difficile d'acc&#232;s. Les nouvelles fronti&#232;res d'exploitation s'&#233;loignent constamment des c&#244;tes, que ce soit dans le Golfe du Mexique, au large du Br&#233;sil, de l'Angola ou de la C&#244;te-est du Canada, ou ciblent le p&#233;trole englu&#233; dans les plaines de l'Alberta ou du delta de l'Orinoco, ou encore dans les &#233;cosyst&#232;mes fragiles du Grand Nord. Au rythme actuel des d&#233;couvertes, croire que ces nouvelles sources d'approvisionnement pourront r&#233;pondre, &#224; un prix raisonnable, &#224; la demande croissante des &#233;conomies &#233;mergentes de la Chine et de l'Inde, en plus de continuer de remplir les r&#233;servoirs &#224; essence des centaines de millions de voitures roulant sur les routes d'Europe, d'Am&#233;rique du Nord, d'Australie et du Japon rel&#232;ve de la pens&#233;e magique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me la tr&#232;s optimiste Agence internationale de l'&#233;nergie reconna&#238;t maintenant qu'il faudra d&#233;nicher et mettre en op&#233;ration, au cours des 20 prochaines ann&#233;es, six fois la production actuelle de l'Arabie Saoudite, le plus gros producteur mondial. Six fois. On aura beau additionner les barils et gratter les fonds de tiroirs, transformer l'Alberta en mine &#224; ciel ouvert et cajoler les mannes du Vieux Harry, &#231;a ne changera rien : nous serons toujours bien loin du compte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un tel contexte de crise d'approvisionnement, ce sont les prix qui agissent tels des r&#233;gulateurs automatiques pour r&#233;tablir l'&#233;quilibre entre l'offre et la demande. Un p&#233;trole plus dispendieux &#224; extraire, une croissance exponentielle de la demande dans les &#233;conomies &#233;mergentes, sans compter de grands pays producteurs qui subventionnent le p&#233;trole &#224; des prix d&#233;risoires sur leurs march&#233;s domestiques : le p&#233;trole est un intrant &#233;nerg&#233;tique dont le prix est appel&#233; &#224; grimper en fl&#232;che au sortir de la pr&#233;sente r&#233;cession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ce sont les consommateurs, incluant les Am&#233;ricains et les Qu&#233;b&#233;cois, qui passeront &#224; la caisse. Alors que l'on tente de r&#233;tablir les &#233;quilibres financiers d'une &#233;conomie affaiblie par la crise et qu'on cherche sous les moquettes des minist&#232;res pour trouver de quoi r&#233;pondre aux commandes des coupures du Conseil du Tr&#233;sor, le Qu&#233;bec verra sous peu des milliards de dollars suppl&#233;mentaires filer hors de ses fronti&#232;res pour nous procurer du p&#233;trole plus rare, plus polluant et plus cher. Dans le contexte mondial actuel, notre d&#233;pendance au p&#233;trole nous rendra plus pauvre et notre &#233;conomie plus vuln&#233;rable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique passe par la r&#233;duction de notre consommation de p&#233;trole. Nos cinq millions de voitures roulent au p&#233;trole. Notre &#233;conomie manufacturi&#232;re d&#233;pend de camions, de trains, et (plus rarement) de bateaux fonctionnant au p&#233;trole. Des centaines de milliers de m&#233;nages se chauffent encore au p&#233;trole. La nourriture qui atterrit dans nos assiettes est gorg&#233;e du p&#233;trole n&#233;cessaire &#224; sa production et &#224; son transport.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sent-on une compr&#233;hension de cet enjeu au sein du gouvernement du Qu&#233;bec ? Au minist&#232;re des Finances, du D&#233;veloppement &#233;conomique, des Transports ? Pas du tout. Tout au plus annon&#231;ons-nous des initiatives louables en les enrobant dans un discours de circonstance (comme l'&#233;lectrification des transports, par exemple), alors qu'on n'a jamais autant investi dans le d&#233;veloppement du r&#233;seau routier et qu'on laisse aux promoteurs le soin de transformer notre territoire agricole en quartiers monofonctionnels qui nous rendent davantage d&#233;pendants de nos voitures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seule fa&#231;on de se pr&#233;munir d'une prochaine crise p&#233;troli&#232;re, c'est de consommer moins de p&#233;trole. Beaucoup moins de p&#233;trole. Ce faisant, nous r&#233;duirons par la m&#234;me occasion nos &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. Mieux vaut faire ce travail nous-m&#234;mes et trouver des solutions et cr&#233;er des emplois ici m&#234;me, plut&#244;t que de laisser les lois du march&#233; faire le travail &#224; notre place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barack Obama lance un nouveau d&#233;fi &#224; la nation am&#233;ricaine. &#192; quand un gouvernement qui fera la m&#234;me chose au Qu&#233;bec et qui mettra en place les mesures n&#233;cessaires pour diminuer notre d&#233;pendance au p&#233;trole, et ainsi am&#233;liorer notre s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un label vert pour le Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article88</link>
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		<dc:date>2010-06-03T17:17:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>



		<description>Faisant suite &#224; un billet que j'avais &#233;crit en novembre dernier, la journaliste Martine Letarte consacre deux articles (ici, ici et ici) sur l'id&#233;e d'un label vert pour le Qu&#233;bec dans un portefolio sur l'hydro&#233;lectricit&#233; la section affaires du quotidien La Presse. &#192; lire sans faute, bien s&#251;r :-)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faisant suite &#224; un &lt;a href='http://auboutdupetrole.ca/spip.php?article69' class='spip_out'&gt;billet que j'avais &#233;crit&lt;/a&gt; en novembre dernier, la journaliste Martine Letarte consacre deux articles (&lt;a href='http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio/hydroelectricite/201006/03/01-4286526-pourquoi-pas-un-label-vert-pour-le-quebec.php' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio/hydroelectricite/201006/03/01-4286523-de-grands-projets-de-grands-debats.php' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio/hydroelectricite/201006/03/01-4286530-quen-pensent.php' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt;) sur l'id&#233;e d'un label vert pour le Qu&#233;bec dans un &lt;a href='http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio/hydroelectricite/' class='spip_out'&gt;portefolio sur l'hydro&#233;lectricit&#233;&lt;/a&gt; la section affaires du quotidien La Presse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; lire sans faute, bien s&#251;r :-)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>50 voitures &#233;lectriques pour Communauto</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article87</link>
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		<dc:date>2010-06-02T02:39:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>



		<description>Ce matin, la vice-premi&#232;re ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Mme Nathalie Normandeau, accompagn&#233;e du pr&#233;sident d'Hydro-Qu&#233;bec, M. Thierry Vandal, du vice-pr&#233;sident du comit&#233; ex&#233;cutif de la ville de Montr&#233;al, M. Alan DeSousa, le pr&#233;sident de Communauto, M. Beno&#238;t Robert, et le pr&#233;sident de Nissan Canada, M. Marck Grimm, &#233;taient r&#233;unis au Centre des sciences pour annoncer que Communauto ach&#232;tera &#224; la fin 2011 50 voitures &#233;lectriques Nissan Leaf. Voil&#224; bien des gens importants (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH107/arton87-8b050.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='107' class='spip_logos' style='height:107px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce matin, la vice-premi&#232;re ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Mme Nathalie Normandeau, accompagn&#233;e du pr&#233;sident d'Hydro-Qu&#233;bec, M. Thierry Vandal, du vice-pr&#233;sident du comit&#233; ex&#233;cutif de la ville de Montr&#233;al, M. Alan DeSousa, le pr&#233;sident de Communauto, M. Beno&#238;t Robert, et le pr&#233;sident de Nissan Canada, M. Marck Grimm, &#233;taient r&#233;unis au Centre des sciences pour annoncer que Communauto ach&#232;tera &#224; la fin 2011 50 voitures &#233;lectriques Nissan Leaf.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; bien des gens importants rassembl&#233;s pour une annonce somme toute tr&#232;s mineure par rapport aux 1100 voitures faisant d&#233;j&#224; parties du parc automobile de Communauto et au 4 millions de v&#233;hicules d&#233;j&#224; sur les routes du Qu&#233;bec. Voil&#224; aussi une annonce relativement mineure par rapport &#224; celle faite, quelques jours plus t&#244;t, par la STM, qui s'engage &#224; &#233;liminer compl&#232;tement l'utilisation des combustibles fossiles dans les transports collectifs de Montr&#233;al d'ici une quinzaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'accord, l'annonce est plus importante que ce que j'ai rapport&#233; : Hydro-Qu&#233;bec s'engageait ce matin &#224; mettre en place l'infrastructure de recharge, une infrastructure qui devrait &#234;tre standard, pouvant &#234;tre utilis&#233;es par d'autres v&#233;hicules &#233;lectriques. Pour le moment, on n'a malheureusement aucun d&#233;tail sur l'ampleur de l'investissement d'Hydro-Qu&#233;bec ni sur un quelconque &#233;ch&#233;ancier. Deuxi&#232;mement, on apprend que, si Nissan, pourtant &#171; partenaire &#187; de l'entente, ne contribue pas un sou &#224; l'annonce de ce matin, le gouvernement du Qu&#233;bec, par l'interm&#233;diaire de divers programmes, subventionnera chaque voiture &#224; un niveau d'environ 10 000 $, pour une contribution d'environ un demi-million $, voil&#224; qui n'est pas peu dire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; tout, cette annonce me laisse sur ma faim. Tout d'abord, aucun mot sur le besoin d'arr&#234;ter l'augmentation de la taille du parc automobile qu&#233;b&#233;cois et m&#234;me de diminuer celui-ci. Apr&#232;s tout, le nombre de v&#233;hicules au Qu&#233;bec a augment&#233; de 30 % entre 1998 et 2008. La fa&#231;on la plus s&#251;re de diminuer la production de gaz &#224; effet de serre n'est pas de viser quelques pour cent de voitures &#233;lectriques sur les routes d'ici 10 ans, mais plut&#244;t de diminuer l'utilisation des automobiles roulant au p&#233;trole. Ensuite, l'annonce d'aujourd'hui ne porte que sur l'acquisition de biens de haute technologie enti&#232;rement produits &#224; l'&#233;tranger. Difficile dans ce cas de pr&#233;tendre que le Qu&#233;bec se positionne comme leader dans le domaine : &#224; peine vers&#233;es, les subventions du gouvernement iront imm&#233;diatement garnir les coffres de Renault-Nissan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loin de moi l'id&#233;e de critiquer la d&#233;cision de Communauto, une compagnie priv&#233;e &#224; but lucratif, d'ajouter &#224; son parc automobile une poign&#233;e de v&#233;hicules &#233;lectriques. L&#224; o&#249; le b&#226;t blesse est l'emphase que l'on met sur cette d&#233;cision alors m&#234;me que le minist&#232;re des Transports rechigne &#224; l'id&#233;e de diminuer le nombre d'automobiles circulant dans le futur &#233;changeur Turcot. Trouvez l'erreur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Changements climatiques. Et si la science avait raison ?</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article86</link>
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		<dc:date>2010-04-22T21:35:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;chauffement climatique</dc:subject>

		<description>Note : Cet article est paru, sous un version l&#233;g&#232;rement remani&#233;e, sous le titre La Terre n'est pas plate dans la page Forum de La Presse du 22 avril 2010. Il est un peu d&#233;primant de voir M. Faucher, dans la page Forum de la Presse du 19 avril 2010, ramener sur le tapis la possibilit&#233; que l'activit&#233; solaire soit &#224; l'origine du r&#233;chauffement climatique plut&#244;t que l'augmentation des gaz &#224; effet de serre. Cette possibilit&#233;, qui a &#233;t&#233; amplement &#233;tudi&#233;e par des astrophysiciens et autres sp&#233;cialistes du (...)

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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Note : Cet article est paru, sous un version l&#233;g&#232;rement remani&#233;e, sous le titre &lt;a href='http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201004/21/01-4272875-la-terre-nest-pas-plate.php' class='spip_out'&gt;La Terre n'est pas plate&lt;/a&gt; dans la page Forum de La Presse du 22 avril 2010.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est un peu d&#233;primant de voir M. Faucher, &lt;a href='http://www.cyberpresse.ca/opinions/201004/16/01-4271357-climat-la-dissidence-muselee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4272875_article_POS1' class='spip_out'&gt;dans la page Forum de la Presse du 19 avril 2010&lt;/a&gt;, ramener sur le tapis la possibilit&#233; que l'activit&#233; solaire soit &#224; l'origine du r&#233;chauffement climatique plut&#244;t que l'augmentation des gaz &#224; effet de serre. Cette possibilit&#233;, qui a &#233;t&#233; amplement &#233;tudi&#233;e par des astrophysiciens et autres sp&#233;cialistes du Soleil, est maintenant compl&#232;tement discr&#233;dit&#233;e pour la majorit&#233; de la communaut&#233; scientifique et ne subsiste que dans le discours des opposants &#224; tout crin &#224; la lutte aux changements climatiques. Apr&#232;s tout, que peut-on faire si c'est la faute au Soleil ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi est-ce important de corriger cette fausset&#233; ? Parce que la science, contrairement &#224; ce que laissent entendre de nombreux critiques doctrinaires, progresse et que la compr&#233;hension que nous avons aujourd'hui du r&#233;chauffement climatique est beaucoup plus pr&#233;cise qu'il y a 30 ans, 10 ans et m&#234;me cinq ans. Or, quand les pseudos-dissidents se contentent de r&#233;p&#233;ter leurs m&#234;mes oppositions ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, c'est la possibilit&#233; m&#234;me d'un v&#233;ritable dialogue politique qui est prise en otage. Au lieu de permettre une analyse intelligente des doutes et des certitudes de la communaut&#233; scientifique, on laisse plut&#244;t planer, comme le fait Philippe Faucher, que les faits n'existent pas et qu'ils sont autant mati&#232;re &#224; d&#233;bat que les mesures &#224; prendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, ce n'est pas le cas. Affirmer que la Terre est plate et qu'elle est port&#233;e par une colonne sans fin de tortues ne change pas la r&#233;alit&#233;. Pire, continuer, malgr&#233; les nombreuses &#233;vidences, &#224; d&#233;fendre le droit des &#171; aplatistes &#187; de monopoliser le d&#233;bat revient &#224; nier l'existence du progr&#232;s dans la connaissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Personne, dans la communaut&#233; scientifique, ne nie l'existence d'incertitude, d'inconnues et la possibilit&#233; d'erreurs. Plusieurs scientifiques sont aussi mal &#224; l'aise avec la r&#233;cup&#233;ration politique de r&#233;sultats qui n'ont pas eu le temps de d&#233;canter, offrant ainsi une image d&#233;form&#233;e de la situation. C'est pourtant dans ce contexte que doivent travailler les chercheurs qui s'int&#233;ressent aux changements climatiques, ce qui les force &#224; modifier une tradition de recherche universitaire o&#249; les interactions avec le public sont limit&#233;es &#224; quelques communiqu&#233;s par ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, dans un premier temps, on a cr&#233;&#233; le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&#233;volution du climat (GIEC), dont le but est de mettre &#224; jour &#224; intervalles r&#233;guliers, et de mani&#232;re aussi objective que possible, l'&#233;tat des connaissances dans le domaine. Les rapports ne sont pas parfaits, &#233;videmment, surtout en ce qui concerne la partie mod&#233;lisation, qui repr&#233;sente un d&#233;fi technique remarquable, mais le message qui s'en d&#233;gage est rest&#233; remarquablement coh&#233;rent depuis plus de 20 ans : il y a un r&#233;chauffement plan&#233;taire qui est caus&#233; par l'augmentation des gaz &#224; effet de serre. Et si chaque rapport est plus alarmiste que le pr&#233;c&#233;dent, comme le note Claude All&#232;gre dans une r&#233;f&#233;rence reprise par M. Faucher, c'est que les scientifiques ont tendances &#224; &#234;tre pr&#233;cautionneux et que les bouleversements observ&#233;s, tels que la fonte des glaciers, s'av&#232;rent beaucoup plus rapides que ce que plusieurs croyaient raisonnables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, les chercheurs d&#233;couvrent &#233;galement qu'il est important pour eux de faire preuve de plus d'ouverture en ce qui concerne l'acc&#232;s du grand public aux donn&#233;es brutes et aux discussions pr&#233;liminaires. Encore une fois, il faut changer de tr&#232;s vieilles habitudes et ce n'est pas facile. Mais on y arrivera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout comme pour la maladie de la vache folle et la grippe aviaire, il importe que les donn&#233;es scientifiques soient aussi solides que possible. Et le d&#233;bat sur celles-ci doit se faire &#224; un niveau rationnel. Il est tout &#224; fait acceptable et normal qu'on s'attaque &#224; des r&#233;sultats scientifiques particuliers et qu'on rel&#232;ve leurs limites. Il faut accepter, par contre, que la connaissance puisse progresser et clore un d&#233;bat, comme c'est le cas pour le non-impact du soleil sur le r&#233;chauffement de la plan&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci &#233;tant dit, ce n'est pas &#224; la communaut&#233; scientifique de prendre les d&#233;cisions face &#224; la r&#233;alit&#233; du r&#233;chauffement climatique. Ce sont aux politiciens et &#224; toute la soci&#233;t&#233;, en s'appuyant sur les faits et les analyses scientifiques &#8211; avec leurs limites &#8211;, que revient cette responsabilit&#233;. En confondant le r&#244;le de la science et de la politique, Philippe Faucher nuit aux deux. Or, devant la complexit&#233; des enjeux climatiques, nous n'avons plus temps pour ces jeux. Il faut plut&#244;t &#233;tablir un v&#233;ritable dialogue qui permettra &#224; la soci&#233;t&#233; de d&#233;cider de mani&#232;re &#233;clair&#233;e la voie qu'elle veut suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A-t-on atteint le pic de production de p&#233;trole ?</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article85</link>
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		<dc:date>2010-04-18T02:34:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Pic p&#233;trolier</dc:subject>
		<dc:subject>Ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique</dc:subject>
		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>

		<description>&#192; la fin 2008, l'Agence internationale de l'&#233;nergie publiait un rapport annuel en contradiction compl&#232;te avec ses propres analyses des 30 ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. Cr&#233;&#233;e en 1974, dans la foul&#233;e de la premi&#232;re grande crise p&#233;troli&#232;re, par les pays membres de l'OCDE, l'Agence a pour mandat de suivre la situation &#233;nerg&#233;tique mondiale et d'&#233;tablir des pr&#233;visions &#224; long terme tant du c&#244;t&#233; de la production que de la demande &#233;nerg&#233;tique mondiale. Plut&#244;t optimiste, l'Agence internationale de l'&#233;nergie (AI&#201;) a longtemps pr&#233;dit (...)

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH113/arton85-50de9.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='113' class='spip_logos' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin 2008, l'Agence internationale de l'&#233;nergie publiait un rapport annuel en contradiction compl&#232;te avec ses propres analyses des 30 ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. Cr&#233;&#233;e en 1974, dans la foul&#233;e de la premi&#232;re grande crise p&#233;troli&#232;re, par les pays membres de l'OCDE, l'Agence a pour mandat de suivre la situation &#233;nerg&#233;tique mondiale et d'&#233;tablir des pr&#233;visions &#224; long terme tant du c&#244;t&#233; de la production que de la demande &#233;nerg&#233;tique mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plut&#244;t optimiste, l'Agence internationale de l'&#233;nergie (AI&#201;) a longtemps pr&#233;dit que la production grimperait sans probl&#232;me pour suivre la demande &#224; n'importe quel niveau. Ainsi, en 2007, l'AI&#201; annon&#231;ait que les prix du baril de p&#233;trole devraient se maintenant autour de 45 $ jusqu'en 2030 et que la production atteindrait alors 123 millions de barils par jour. En 2008, l'AI&#201; faire un revirement spectaculaire et r&#233;vise de fa&#231;on majeure ses positions : les prix du p&#233;trole devraient plut&#244;t osciller entre 100 et 200 $ d'ici 2030 et la production de p&#233;trole ne d&#233;passera pas 106 millions de barils (on en produit aujourd'hui environ 85 millions). Ce changement de cap est d&#251;, semble-t-il au fait que les sp&#233;cialistes de l'AI&#201; ont, pour la premi&#232;re fois, &#233;tudi&#233; l'&#233;tat des plus grands gisements de la plan&#232;te. R&#233;sultats : on d&#233;couvre que la plupart des grands gisements en exploitation sont en d&#233;croissance de production et que ceux-ci ne produiront plus que la moiti&#233; de leur flux actuel en 2020 ! Comme les nouveaux gisements sont plus difficiles &#224; exploiter que les anciens, il faudra redoubler d'effort et investir massivement dans la prospection et le d&#233;veloppement des nouveaux gisements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pr&#233;visions actuelles de l'Agence internationale de l'&#233;nergie sont pr&#233;sent&#233;es dans le tableau ci-dessous. On observe qu'entre 2006 et aujourd'hui, la production devrait plut&#244;t constante, mais qu'elle devrait augmenter l&#233;g&#232;rement d'ici 2030 avec la mise en op&#233;ration de nouveaux gisements et l'acc&#233;l&#233;ration de l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta.&lt;/p&gt; &lt;table &gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
&lt;span class='spip_document_6 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L500xH324/aie-b544a.jpg' width='500' height='324' alt=&quot;&quot; style='height:324px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;blockquote&gt;Pr&#233;visions de l'Agence internationale de l'&#233;nergie dans son rapport de 2008 (tableau tir&#233; de Aleklett &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt;, Energy Policy &lt;b&gt;38&lt;/b&gt;, 1398-1414 (2010)).&lt;blockquote&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, l'augmentation pr&#233;vue dans la production de p&#233;trole n'est que l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieure &#224; ce qu'on a connu ces 20 derni&#232;res ann&#233;es alors que la production est pass&#233;e d'environ 65 &#224; 85 millions de barils par jour (augmentation pr&#233;vue de 25 % par rapport aux 30 % entre 1988 et 2008). Alors, pourquoi s'en faire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, parce que malgr&#233; son tableau, l'AI&#201; pr&#233;voit que les investissements insuffisants depuis le milieu des ann&#233;es 1990 fait que le vieillissement des grands gisements d'ici 2015 ne pourra pas &#234;tre compens&#233;. Elle craint un manque &#224; gagner de 7 &#224; 9 millions de barils par jours (10 % de la production mondiale) d'ici 5 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, des chercheurs de l'Universit&#233; d'Uppsala en Su&#232;de&lt;a href=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/#ref&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; ont r&#233;cemment publi&#233; une analyse fine des pr&#233;visions de l'AI&#201;, d&#233;montrant un optimisme d&#233;mesur&#233; envers trois aspects.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, afin permettre aux nouveaux gisements, plus petits que les vieux gisements, de compenser la d&#233;croissance de production de ceux-ci, l'AI&#201; suppose un rythme d'exploitation deux fois plus &#233;lev&#233; que le niveau historique. En d'autres termes, l'AI&#201; pr&#233;voit que les nouveaux gisements seront exploit&#233;s &#224; une vitesse beaucoup plus grande que les gisements exploit&#233;s pr&#233;sentement. Ceci est peu probable, car les nouveaux gisements seront plus difficiles &#224; exploiter et demanderont donc plus d'efforts seulement pour atteindre les niveaux de production des gisements traditionnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, l'AI&#201; pr&#233;voir que la production de p&#233;trole des sables bitumineux de l'Alberta passera de 1,2 de millions de barils par jour aujourd'hui &#224; pr&#232;s de 6 millions en 2030. &#201;tant donn&#233;s les co&#251;ts environnementaux de cette extraction, on peut douter de ces pr&#233;visions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, pour am&#233;liorer encore plus la forme de la courbe, l'Agence internationale de l'&#233;nergie compte maintenant la production des liquides de gaz naturel (des mol&#233;cules d'hydrocarbures plus longues qui se trouvent m&#233;lang&#233;es au m&#233;thane) comme du p&#233;trole. Elle fait ici deux erreurs. Premi&#232;rement, un baril de liquides de gaz naturel ne contient de 70 % de l'&#233;nergie d'un baril de p&#233;trole, deuxi&#232;mement, l'AI&#201; pr&#233;voit que la production de ces liquides doublera d'ici 20 ans alors que la production de gaz naturel n'augmentera que de 50 % au maximum. En d'autres mots, les chiffres ne concordent pas avec la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut voir ci-dessous, les pr&#233;visions revues &#224; la baisse par le groupe d'Uppsala. Et l&#224;, il y a de quoi s'en faire : on pr&#233;voit que le pic de production de p&#233;trole a bien &#233;t&#233; atteint et que la production diminuera d'environ 5 % au cours des 20 prochaines ann&#233;es au lieu d'augmenter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Doit-on s'en faire ? Depuis plusieurs d&#233;cennies, la croissance du produit mondial brut est reli&#233;e directement &#224; l'augmentation du niveau de consommation d'&#233;nergie. Grosso modo, pour que le produit mondial brut augmente de 1 %, il faut que la production d'&#233;nergie augmente d'environ 0,6 &#224; 0,7 %. &#192; moins d'efforts spectaculaires pour transf&#233;rer l'utilisation du p&#233;trole vers d'autres sources d'&#233;nergie, surtout dans le secteur des transports, l'&#233;conomie mondiale risque d'&#234;tre fortement ralentie au cours des prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d'autres mots : si la plan&#232;te ne se pr&#233;pare pas tout de suite &#224; diminuer notre consommation de p&#233;trole, elle risque d'&#234;tre happ&#233;e par une s&#233;rie de r&#233;cessions &#224; r&#233;p&#233;titions pour les prochaines d&#233;cennies.&lt;/p&gt; &lt;table &gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;
&lt;span class='spip_document_7 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L500xH308/upsalla-dc159.jpg' width='500' height='308' alt=&quot;&quot; style='height:308px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;blockquote&gt;Pr&#233;visions de la production de p&#233;trole corrig&#233;es par Aleklett &lt;i&gt;et al.&lt;/i&gt;, Energy Policy &lt;b&gt;38&lt;/b&gt;, 1398-1414 (2010).&lt;blockquote&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;ref&quot;&gt;[1]&lt;a&gt; Kjell Aleklett, Mikael H&#246;&#246;k, Kristofer Jakobsson, Michael Lardelli, Simon Snowden et Bengt S&#246;derbergh, &lt;i&gt;The Peak of the Oil Age &#8211; Analyzing the world oil production Reference Scenario in World Energy Outlook 2008&lt;/i&gt;, Energy Policy &lt;b&gt;38&lt;/b&gt;, 1398-1414 (2010).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'entente est morte. Vive l'entente !</title>
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		<dc:date>2010-03-26T02:43:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>On apprenait hier que l'entente entre Hydro-Qu&#233;bec et &#201;nergie Nouveau-Brunswick pour le rachat d'une partie des actifs de cette derni&#232;re en &#233;change de tarifs privil&#233;gi&#233;s est bien morte &#224; cause, en grande partie, de l'opposition f&#233;roce des citoyens n&#233;o-brunswickois. Difficile de les bl&#226;mer. Ne ferait-on pas la m&#234;me chose si le gouvernement du Qu&#233;bec annon&#231;ait la vente d'HQ ? Deux raisons justifiaient cette entente. Du c&#244;t&#233; du Nouveau-Brunswick, il y avait une forte volont&#233; de se d&#233;charger de la dette (...)

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH74/arton84-8fb6e.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='74' class='spip_logos' style='height:74px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On apprenait hier que l'entente entre Hydro-Qu&#233;bec et &#201;nergie Nouveau-Brunswick pour le rachat d'une partie des actifs de cette derni&#232;re en &#233;change de tarifs privil&#233;gi&#233;s est bien morte &#224; cause, en grande partie, de l'opposition f&#233;roce des citoyens n&#233;o-brunswickois. Difficile de les bl&#226;mer. Ne ferait-on pas la m&#234;me chose si le gouvernement du Qu&#233;bec annon&#231;ait la vente d'HQ ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux raisons justifiaient cette entente. Du c&#244;t&#233; du Nouveau-Brunswick, il y avait une forte volont&#233; de se d&#233;charger de la dette importante que tra&#238;ne &#201;nergie NB. Du c&#244;t&#233; qu&#233;b&#233;cois, Hydro r&#234;vait d'&#233;largir son march&#233; en plus de s'assurer d'une ligne de haute tension suppl&#233;mentaire avec les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien n'interdit pourtant &#224; Hydro de signer une entente &#224; long terme avec le Nouveau-Brunswick en ce qui concerne la vente d'&#233;lectricit&#233; &#224; la province. Hydro est d&#233;j&#224; un fournisseur important de la province. Rien ne l'emp&#234;che non plus de s'entendre sur le transport de l'&#233;lectricit&#233; via les lignes du Nouveau-Brunswick.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pire, Hydro-Qu&#233;bec affirmait ce matin dans le Devoir que la fin de l'accord de vente ne change rien &#224; ses plans pour les prochaines ann&#233;es puisque la prise en charge des infrastructures de production d'&#233;lectricit&#233; d'&#201;NB ne faisait pas partie des plans de toute fa&#231;on. Voil&#224; une bien &#233;trange fa&#231;on de g&#233;rer une compagnie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; aussi ce qui constitue le vrai scandale de toute l'affaire. Le secret obsessionnel d'Hydro-Qu&#233;bec quant &#224; la nature de ses contrats et quant &#224; sa strat&#233;gie &#224; long terme fait qu'il est impossible pour les citoyens d'&#233;valuer la qualit&#233; de gestion de cette entreprise d'&#233;tat majeure. Cette situation est inacceptable et elle doit changer. Comment peut-on signer une entente entre HQ et le Vermont sans que les citoyens ne connaissent la teneur de cette entente ? L'&#233;conomiste Claude Montmarquette, la semaine derni&#232;re, affirmait avoir une confiance totale dans les gestionnaires d'Hydro-Qu&#233;bec. Pour moi, l'obsession du secret est rarement une marque de comp&#233;tence. C'est encore plus vrai quand il s'agit de soci&#233;t&#233; d'&#233;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Briser les mythes du secteur &#233;nerg&#233;tique</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article83</link>
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		<dc:date>2010-03-18T16:43:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique</dc:subject>
		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Gaz naturel</dc:subject>

		<description>(Le texte suivant est paru aujourd'hui dans la page Opinion du Devoir.) Le Qu&#233;bec dispose d'immenses ressources &#233;nerg&#233;tiques &#8212; hydrauliques, bien s&#251;r, mais aussi &#233;oliennes et, on le sait depuis quelque temps, gazi&#232;res. Alors que le reste de la plan&#232;te cherche un moyen de remplacer ses centrales au charbon et au mazout par de l'&#233;nergie propre, nous sommes une des rares nations &#224; disposer d'un surplus important d'&#233;nergies vertes. En utilisant ces ressources strat&#233;giquement, il serait possible d'en faire (...)

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;Gaz naturel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH48/arton83-e0dda.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='48' class='spip_logos' style='height:48px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(Le texte suivant est &lt;a href='http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/285160/briser-les-mythes-du-secteur-energetique' class='spip_out'&gt;paru aujourd'hui&lt;/a&gt; dans la page Opinion du Devoir.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Qu&#233;bec dispose d'immenses ressources &#233;nerg&#233;tiques &#8212; hydrauliques, bien s&#251;r, mais aussi &#233;oliennes et, on le sait depuis quelque temps, gazi&#232;res. Alors que le reste de la plan&#232;te cherche un moyen de remplacer ses centrales au charbon et au mazout par de l'&#233;nergie propre, nous sommes une des rares nations &#224; disposer d'un surplus important d'&#233;nergies vertes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En utilisant ces ressources strat&#233;giquement, il serait possible d'en faire un des principaux leviers de d&#233;veloppement &#233;conomique du Qu&#233;bec du XXIe si&#232;cle. Pour y parvenir, il est n&#233;cessaire de mettre en place une politique &#233;nerg&#233;tique coh&#233;rente et ambitieuse &#233;vitant les lieux communs et les fausses &#233;vidences pour cibler plut&#244;t les actions concr&#232;tes et constructives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, les pressions se multiplient pour la hausse des tarifs d'&#233;lectricit&#233; au Qu&#233;bec. Cette hausse, dit-on, permettrait d'&#233;conomiser l'&#233;nergie que l'on gaspille all&#232;grement, lib&#233;rant une marge suffisante pour &#233;tablir des ententes lucratives &#224; long terme avec nos voisins. Cet argument, pourtant, ne tient pas la route. Tout d'abord, les citoyens ne sont pas les gaspilleurs qu'on raconte. La consommation &#233;nerg&#233;tique du secteur r&#233;sidentiel depuis 1980 est rest&#233;e stable &#224; environ 7,5 millions de tonnes &#233;quivalentes de p&#233;trole, alors que seulement depuis 10 ans, le nombre de logements a augment&#233; de 13 %. Au cours de ces m&#234;mes 30 ann&#233;es, le secteur commercial a vu sa consommation &#233;nerg&#233;tique augmenter de 60 % !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La n&#233;cessit&#233; de lib&#233;rer de l'&#233;lectricit&#233; pour la vendre &#224; l'&#233;tranger ne tient pas non plus. L'an dernier, Hydro-Qu&#233;bec n'a pas pu vendre tous ses surplus, faute de clients. Pour le moment, notre soci&#233;t&#233; d'&#201;tat a plut&#244;t int&#233;r&#234;t &#224; ce que les Qu&#233;b&#233;cois consomment autant que possible ! De plus, si la vente de l'&#233;lectricit&#233; sur le march&#233; &#171; spot &#187; s'av&#232;re particuli&#232;rement rentable, les ententes &#224; long terme sont loin de repr&#233;senter le pactole que l'on nous fait souvent miroiter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, Jean-Thomas Bernard, de l'Universit&#233; Laval, a calcul&#233; que l'entente de 26 ans sign&#233;e avec le Vermont concerne un tarif de seulement 4,5 cents le kilowattheure (kWh). C'est un peu plus &#233;lev&#233; que le tarif du bloc patrimonial, mais nettement en dessous ce que co&#251;te la construction du complexe de la Romaine, qu'on &#233;value &#224; environ 10 &#162;/kWh. Or, selon Hydro-Qu&#233;bec, l'&#233;lectricit&#233; produite &#224; partir de ce complexe sera d&#233;di&#233;e avant tout aux exportations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me chose du c&#244;t&#233; du Nouveau-Brunswick, o&#249; Hydro devrait vendre son &#233;lectricit&#233; &#224; 7,35 &#162;/kWh tout en &#233;pongeant une dette de 3,2 milliards appartenant &#224; &#201;nergie NB en &#233;change des actifs de production, dont des centrales thermiques qui devront &#234;tre ferm&#233;es &#224; moyen terme. Le tarif en vigueur, en comptant cette dette, est donc nettement moins favorable qu'il ne le para&#238;t au premier abord et implique, encore une fois, que les co&#251;ts des nouvelles infrastructures de production d'&#233;lectricit&#233; destin&#233;es &#224; l'exportation d&#233;passent largement les tarifs qu'il est possible d'obtenir avec des contrats &#224; long terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut d'ailleurs se demander pourquoi Hydro-Qu&#233;bec signe des contrats &#224; long terme alors que la demande pour l'&#233;lectricit&#233; dans le nord-est de l'Am&#233;rique du Nord a atteint un creux avec la crise &#233;conomique qui s&#233;vit depuis l'automne 2008, faisant chuter les prix de l'&#233;nergie. Pour le savoir, il faudrait que le public ait acc&#232;s &#224; ces contrats. Or, notre soci&#233;t&#233; d'&#201;tat refuse de d&#233;voiler ses contrats et sa strat&#233;gie &#224; long terme, sous pr&#233;texte qu'il s'agit de secrets industriels. Aujourd'hui, il est plus facile de conna&#238;tre les co&#251;ts et les strat&#233;gies de Suncor, g&#233;ante des sables bitumineux, que d'Hydro-Qu&#233;bec. Voil&#224; qui n'est pas banal, surtout dans une d&#233;mocratie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ressources &#233;nerg&#233;tiques du Qu&#233;bec ne se limitent pas &#224; l'&#233;lectricit&#233;. Le secteur du gaz naturel subit des bouleversements majeurs en Am&#233;rique du Nord avec le d&#233;veloppement de nouvelles technologies permettant d'exploiter &#224; prix comp&#233;titifs les schistes gaziers qu'on retrouve dans de nombreuses r&#233;gions du continent, dont au Qu&#233;bec. D&#233;sirant se positionner rapidement dans le secteur, le gouvernement de Jean Charest a multipli&#233; les encouragements aupr&#232;s de l'industrie gazi&#232;re et p&#233;trolif&#232;re malgr&#233; les risques environnementaux possiblement importants associ&#233;s avec l'exploitation de ces gisements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;j&#224;, plusieurs compagnies ont commenc&#233; &#224; exploiter, &#224; petite &#233;chelle pour le moment, les schistes gaziers du Bas-Saint-Laurent, avant m&#234;me la mise en place d'une politique environnementale d&#233;di&#233;e &#224; cette nouvelle industrie. Sans d&#233;bat, le gouvernement a &#233;galement accord&#233; un cong&#233; de redevances de cinq ans sur ces exploitations. Or, comme le pic de production d'un puits gazier est de quelques mois au maximum, cela veut dire que les redevances ne seront pay&#233;es que sur la portion congrue de la production totale de chaque puits. Dans un contexte nord-am&#233;ricain o&#249; &#201;tats et provinces rivalisent pour s'&#233;tablir comme la nouvelle &#171; Alberta du gaz naturel &#187;, cette situation risque de perdurer : afin d'attirer et de conserver l'industrie gazi&#232;re, les gouvernements et les citoyens devront se contenter de tr&#232;s peu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la lumi&#232;re de ces &#233;l&#233;ments, on doit conclure que la politique &#233;nerg&#233;tique qu&#233;b&#233;coise actuelle est loin de repr&#233;senter le levier &#233;conomique qu'on a fait miroiter &#224; la population. Le gaz naturel et l'&#233;lectricit&#233; &#233;tant brad&#233;s &#224; l'&#233;tranger, il semble que la seule avenue restante pour profiter de la manne &#233;nerg&#233;tique soit de se taxer soi-m&#234;me. Ne peut-on vraiment pas faire mieux ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le nucl&#233;aire au Canada</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article82</link>
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		<dc:date>2010-03-07T18:10:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>

		<description>Le dossier du nucl&#233;aire ne fait pas souvent la manchette au Qu&#233;bec car les gouvernements successifs ont d&#233;cid&#233;, &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 1970, de suivre plut&#244;t la fili&#232;re hydro&#233;lectrique, un choix qui s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s intelligent. Pour autant, nous ne pouvons ignorer l'impact du nucl&#233;aire sur le Qu&#233;bec et le Canada. Tout d'abord, Hydro-Qu&#233;bec pr&#233;voit d&#233;penser des milliards pour r&#233;nover la centrale de Gentilly-2 en plus de retrouver avec une deuxi&#232;me centrale nucl&#233;aire, celle de Pointe-Lepereau, si la (...)

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?mot10" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton82-00c9e.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dossier du nucl&#233;aire ne fait pas souvent la manchette au Qu&#233;bec car les gouvernements successifs ont d&#233;cid&#233;, &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 1970, de suivre plut&#244;t la fili&#232;re hydro&#233;lectrique, un choix qui s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s intelligent. Pour autant, nous ne pouvons ignorer l'impact du nucl&#233;aire sur le Qu&#233;bec et le Canada. Tout d'abord, Hydro-Qu&#233;bec pr&#233;voit d&#233;penser des milliards pour r&#233;nover la centrale de Gentilly-2 en plus de retrouver avec une deuxi&#232;me centrale nucl&#233;aire, celle de Pointe-Lepereau, si la transaction avec &#201;nergie Nouveau-Brunswick se conclut. De plus, tous les Canadiens, via leurs imp&#244;ts, soutiennent massivement l'industrie nucl&#233;aire bas&#233;e en Ontario. On le constate encore cette ann&#233;e, alors que le gouvernement s'appr&#234;te &#224; verser 300 millions $ &#224; &#201;nergie atomique du Canada limit&#233;e (AECL) pour &#233;ponger ses pertes commerciales et soutenir le d&#233;veloppement du nouveau r&#233;acteur CANDU ACR-1000.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, Louis-Gilles Francoeur &#233;crit en fin de semaine dans le Devoir un excellent article sur le nucl&#233;aire canadien ( &lt;a href='http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/284447/entre-securite-et-rentabilite-les-dilemmes-du-nucleaire-canadien' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt;, pour ceux qui sont abonn&#233;s) dans la foul&#233;e de la nouvelle rapport&#233;e cette semaine au sujet des dangers que poserait la technologie CANDU. En effet, le Devoir rapportait un peu plus t&#244;t la semaine derni&#232;re que la Commission canadienne de s&#233;curit&#233; nucl&#233;aire (CCSN) a demand&#233; &#224; l'industrie nucl&#233;aire canadienne de pr&#233;senter un programme de tests d'ici le 1er avril montrant qu'elle est capable de contr&#244;ler les risques pos&#233;s par l'emballement de la r&#233;action nucl&#233;aire en cas d'arr&#234;t brusque d'un r&#233;acteur. Sans surprise, l'industrie ne voit pas d'un bon oeil cette demande, qui pourrait la forcer &#224; revoir ses proc&#233;dures et pourrait causer un tort consid&#233;rable &#224; &#201;nergie atomique du Canada limit&#233;e, qui aurait alors de la difficult&#233; &#224; vendre ses r&#233;acteurs de par le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; les promesses de cette industrie cinquantenaire quant &#224; la production d'une &#233;nergie propre et les espoirs, pour plusieurs, de la voir repartir en belle avec la mont&#233;e du prix des combustibles fossiles et le r&#233;chauffement climatique, l'&#233;nergie nucl&#233;aire n'a pas su s'&#233;tablir comme l'alternative propre et &#233;conomique pour le XXIe si&#232;cle. Alors que l'expertise acquise sur un demi-si&#232;cle aurait d&#251; permettre le d&#233;veloppement de mod&#232;les plus s&#233;curitaires et moins chers, ce n'est pas ce que l'on observe. Au contraire, il semble que les co&#251;ts de r&#233;fection et de construction explosent, remettant en cause la survie m&#234;me des r&#233;acteurs d&#233;j&#224; en activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le Qu&#233;bec, deux questions se posent alors : (1) devrait-on fermer purement et simplement Gentilly-2, dans ce cas, et investir les 2 milliards pour le d&#233;veloppement d'un parc &#233;olien, par exemple ? &#192; environ 1,5 million de $ du MW install&#233;, ce serait donc un peu plus de 1,3 GW de puissance &#233;olienne de cr&#234;te qu'on pourrait mettre en activit&#233;, pour une puissance moyenne d'environ 500 MW, tout pr&#234;t de ce qu'on obtient avec la centrale nucl&#233;aire ; (2) doit-on continuer &#224; accepter de payer, via nos imp&#244;ts f&#233;d&#233;raux, le soutien d'une industrie nucl&#233;aire qui ne profite qu'&#224; l'Ontario ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;bat ne peut pas &#234;tre ignor&#233; plus longtemps, il me semble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les serveurs &#233;nerg&#233;tiques de Bloom Energy</title>
		<link>http://www.auboutdupetrole.ca/spip.php?article9</link>
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		<dc:date>2010-02-25T17:07:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Normand Mousseau</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Gaz naturel</dc:subject>

		<description>Je n'ai pu m'emp&#234;cher de jeter un coup d'oeil &#224; la technologie de serveurs &#233;nerg&#233;tiques annonc&#233;s hier par le c&#233;l&#232;bre gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger (voir, par exemple, cet article repris dans le Devoir). Que se cache vraiment derri&#232;re ces piles &#224; combustible r&#233;volutionnaires &#224; base de sable adopt&#233;es par les g&#233;ants de l'industrie am&#233;ricaine que sont Google, Wal-Mart et Coca-Cola ? Comme c'est souvent le cas, les annonces officielles sont un m&#233;lange de demi-v&#233;rit&#233;s, de technologie et (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.auboutdupetrole.ca/local/cache-vignettes/L150xH87/arton9-87da4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='87' class='spip_logos' style='height:87px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'ai pu m'emp&#234;cher de jeter un coup d'oeil &#224; la technologie de serveurs &#233;nerg&#233;tiques annonc&#233;s hier par le c&#233;l&#232;bre gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger (voir, par exemple, &lt;a href='http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/283811/schwarzenegger-devoile-une-pile-transformant-du-sable-en-energie' class='spip_out'&gt;cet article repris dans le Devoir&lt;/a&gt;). Que se cache vraiment derri&#232;re ces piles &#224; combustible r&#233;volutionnaires &#224; base de sable adopt&#233;es par les g&#233;ants de l'industrie am&#233;ricaine que sont Google, Wal-Mart et Coca-Cola ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme c'est souvent le cas, les annonces officielles sont un m&#233;lange de demi-v&#233;rit&#233;s, de technologie et d'auto-promotion. La technologie est-elle int&#233;ressante ? Peut-&#234;tre. Mais de nombreuses questions subsistent.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Technologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les serveurs de &lt;a href='http://www.bloomenergy.com/' class='spip_out'&gt;Bloom Energy&lt;/a&gt; utilisent une technologie de piles &#224; combustible &#224; base d'oxydes solides. Alors qu'une centrale thermique utilise la chaleur produite lors de la combustion d'un combustible pour produire de l'&#233;lectricit&#233;, une pile &#224; combustible utilise les &#233;lectrons lib&#233;r&#233;s lors de l'oxydation des carburants pour g&#233;n&#233;rer directement l'&#233;lectricit&#233;. Au final, l'&#233;quation est la m&#234;me : on transforme un m&#233;lange d'hydrocarbures, compos&#233; de carbone et d'hydrog&#232;ne, et d'oxyg&#232;ne en gaz carbonique et en eau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question est donc de savoir ce qui est le plus efficace entre la pile &#224; combustible et la centrale thermique traditionnelle ou un moteur &#224; combustion. Dans ce dernier cas, l'int&#233;r&#234;t est &#233;vident. Le moteur &#224; combustion &#224; une efficacit&#233; d'environ 20 &#224; 25 %. Une pile &#224; combustible, dont le rendement oscille entre 40 et 50 %, serait donc tr&#232;s int&#233;ressante dans une voiture. Par contre, comme une centrale thermique au gaz naturel par une efficacit&#233; d'environ 40 %, l'int&#233;r&#234;t est beaucoup moins grand ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que la plupart des piles &#224; combustible fonctionnent relativement basse temp&#233;rature et utilisent des mat&#233;riaux chers et rares comme le platine, la technologie retenue ici est &#224; base de nanoparticules de silicium. Celle-ci n&#233;cessite un fonctionnement &#224; haute temp&#233;rature (plus de 800&#176;), mais ne requiert pas de mat&#233;riaux rares. Cette haute temp&#233;rature rend sa technologie inutilisable dans le transport par exemple. C'est pourquoi on la pr&#233;sente ici comme une alternative verte &#224; l'utilisation d'&#233;lectricit&#233; produite par des centrales thermiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cause du prix du gaz naturel, des co&#251;ts de transport et du faible gain d'efficacit&#233; par rapport &#224; une centrale thermique, l'int&#233;r&#234;t de ce serveur est avant tout de remplacer des g&#233;n&#233;ratrices soit comme source d'appoint ou, dans le cas de r&#233;gions isol&#233;es, pour diminuer les frais de transport d'&#233;nergie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car, contrairement &#224; ce qu'on laisse entendre sur le site de la compagnie, la technologie des piles &#224; combustible produit autant de gaz carbonique par mol&#233;cule de carbone qu'une centrale thermique car la chimie est la m&#234;me, &#224; la fin. On ne r&#233;sout donc pas ici le probl&#232;me du r&#233;chauffement climatique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant, la technologie est int&#233;ressante si elle remplace la vieille g&#233;n&#233;ratrice diesel, par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une r&#233;volution ? Non. Mais un petit pas en avant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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