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Dimanche 7 mars 2010
Le dossier du nucléaire ne fait pas souvent la manchette au Québec car les gouvernements successifs ont décidé, à partir du début des années 1970, de suivre plutôt la filière hydroélectrique, un choix qui s’est avéré très intelligent. Pour autant, nous ne pouvons ignorer l’impact du nucléaire sur le Québec et le Canada. Tout d’abord, Hydro-Québec prévoit dépenser des milliards pour rénover la centrale de Gentilly-2 en plus de retrouver avec une deuxième centrale nucléaire, celle de Pointe-Lepereau, si la transaction avec Énergie Nouveau-Brunswick se conclut. De plus, tous les Canadiens, via leurs impôts, soutiennent massivement l’industrie nucléaire basée en Ontario. On le constate encore cette année, alors que le gouvernement s’apprête à verser 300 millions $ à Énergie atomique du Canada limitée (AECL) pour éponger ses pertes commerciales et soutenir le développement du nouveau réacteur CANDU ACR-1000.
Or, Louis-Gilles Francoeur écrit en fin de semaine dans le Devoir un excellent article sur le nucléaire canadien ( ici, pour ceux qui sont abonnés) dans la foulée de la nouvelle rapportée cette semaine au sujet des dangers que poserait la technologie CANDU. En effet, le Devoir rapportait un peu plus tôt la semaine dernière que la Commission canadienne de sécurité nucléaire (CCSN) a demandé à l’industrie nucléaire canadienne de présenter un programme de tests d’ici le 1er avril montrant qu’elle est capable de contrôler les risques posés par l’emballement de la réaction nucléaire en cas d’arrêt brusque d’un réacteur. Sans surprise, l’industrie ne voit pas d’un bon oeil cette demande, qui pourrait la forcer à revoir ses procédures et pourrait causer un tort considérable à Énergie atomique du Canada limitée, qui aurait alors de la difficulté à vendre ses réacteurs de par le monde.
Malgré les promesses de cette industrie cinquantenaire quant à la production d’une énergie propre et les espoirs, pour plusieurs, de la voir repartir en belle avec la montée du prix des combustibles fossiles et le réchauffement climatique, l’énergie nucléaire n’a pas su s’établir comme l’alternative propre et économique pour le XXIe siècle. Alors que l’expertise acquise sur un demi-siècle aurait dû permettre le développement de modèles plus sécuritaires et moins chers, ce n’est pas ce que l’on observe. Au contraire, il semble que les coûts de réfection et de construction explosent, remettant en cause la survie même des réacteurs déjà en activité.
Pour le Québec, deux questions se posent alors : (1) devrait-on fermer purement et simplement Gentilly-2, dans ce cas, et investir les 2 milliards pour le développement d’un parc éolien, par exemple ? À environ 1,5 million de $ du MW installé, ce serait donc un peu plus de 1,3 GW de puissance éolienne de crête qu’on pourrait mettre en activité, pour une puissance moyenne d’environ 500 MW, tout prêt de ce qu’on obtient avec la centrale nucléaire ; (2) doit-on continuer à accepter de payer, via nos impôts fédéraux, le soutien d’une industrie nucléaire qui ne profite qu’à l’Ontario ?
Le débat ne peut pas être ignoré plus longtemps, il me semble.
Jeudi 25 février 2010
Je n’ai pu m’empêcher de jeter un coup d’oeil à la technologie de serveurs énergétiques annoncés hier par le célèbre gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger (voir, par exemple, cet article repris dans le Devoir). Que se cache vraiment derrière ces piles à combustible révolutionnaires à base de sable adoptées par les géants de l’industrie américaine que sont Google, Wal-Mart et Coca-Cola ?
Comme c’est souvent le cas, les annonces officielles sont un mélange de demi-vérités, de technologie et d’auto-promotion. La technologie est-elle intéressante ? Peut-être. Mais de nombreuses questions subsistent.
Technologie
Les serveurs de Bloom Energy utilisent une technologie de piles à combustible à base d’oxydes solides. Alors qu’une centrale thermique (...)
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Mercredi 6 janvier 2010
J’ai eu l’occasion de participer à un reportage sur les sables bitumineux réalisé par le journaliste Fabrice Hoss et diffusé à l’émission Global Mag, une semaine sur la Terre sur la chaîne franco-allemande Arte.
Le sommaire sur le site web dit tout : Dans la province canadienne de l’Alberta, on ne puise pas le pétrole, on le sépare des sables bitumineux qui le retiennent. Produire cet or noir, très polluant, nécessite une quantité gigantesque d’eau et d’énergie. Non sans impact sur la population et l’environnement des alentours.
Pour visionner, jetez un coup d’oeil ici.
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Mardi 5 janvier 2010
Bonne nouvelle en ce début d’année, L’avenir du Québec passe par l’indépendance énergétique vient d’être nommé Essai de l’année par l’équipe de l’émission de radio Les Publications universitaires
Voici ce qu’on en dit :
Les publications universitaires se sont données pour mandat de faire connaître les travaux récents des auteurs de la communauté universitaire du Québec. C’est donc avec grand plaisir que nous (...)
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Mardi 5 janvier 2010
Je tiens à souhaiter à tous les lecteurs de ce blogue une excellente année 2010 ! En espérant que l’on redouble d’efforts pour que la crise énergétique puisse être évitée.
Quant à moi, je ne serai peut-être pas aussi actif sur ce site que durant les premiers mois, mais je vais certainement continuer à indiquer des textes qui m’apparaissent importants et à commenter l’actualité (...)
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Mardi 22 décembre 2009
L’échec de Copenhague, peu importe le soin que l’on met à l’avouer, montre que l’humanité dans son ensemble est loin d’être convaincue du problème potentiel que pose le réchauffement climatique. L’après Copenhague est d’ailleurs très bien résumé dans un texte d’opinion de Nigel Lawson, ancien ministre des Finances du Royaume-Uni sous Margaret Tatcher, publié dans le Wall Street Journal. Quelques points (...)
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Vendredi 11 décembre 2009
Alors que la conférence de Copenhague sur les changements climatiques bât son plein, le Canada accumule les trophées fossiles à un rythme qui ferait rougir d’envie Michael Phelps. Notre pays aura rarement fait la manchette mondiale de manière aussi systématique. Malheureusement, cette soudaine popularité n’est pas une raison pour pavoiser, loin de là. Alors que le Canada a longtemps fait partie du (...)
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